Autoroutes. Bientôt trois péages sans barrière en France

Classé dans : Actualité Nationale | 1

 

Ce portique a été installé par Sanef sur l'autoroute A4, à Boulay, en Moselle.

Ce portique a été installé par Sanef sur l’autoroute A4, à Boulay, en Moselle. | SANEF

Les véhicules passeront sous des portiques, qui reconnaîtront les plaques d’immatriculation. Et on paiera sur internet ou sur mobile. L’objectif est de fluidifier le trafic.

Le gouvernement veut faire tomber les barrières de péage et les sociétés d’autoroutes s’y préparent. Sanef (propriété de l’Espagnol Abertis) va expérimenter ce dispositif « début 2019 » à Boulay en Moselle sur l’A4 près de Metz. De son côté, le groupe Vinci autoroutes annonce une initiative comparable à Tonnay en Charente-Maritime sur l’A837 (Rochefort-Saintes) et à Tours nord sur l’A10 (Paris-Tours) : « L’aménagement a commencé. Ce sera opérationnel dans les mois à venir », dit-on chez Vinci.
Pourquoi ces initiatives ?

« Cela permet de limiter le temps perdu aux péages, d’économiser du carburant et de fluidifier le trafic », explique Julien Pointillart, directeur du projet Mobilités nouvelles chez Sanef. Ce groupe, notamment concessionnaire de l’autoroute de Normandie, est en discussion avec l’État, pour appliquer ce concept de « flux libre » sur les 200 kilomètres de l’A14 et l’A13, entre Paris et Caen. « Cinq barrières de péage se succèdent, poursuit Julien Pointillart. Les remplacer par des portiques ferait gagner un temps précieux aux 100 000 automobilistes qui empruntent cet axe chaque jour. »

Comment paiera-t-on le péage ?

Les véhicules passeront sous des portiques, qui reconnaîtront les plaques d’immatriculation. Les automobilistes renseigneront préalablement leur numéro de plaque et leurs coordonnées bancaires sur des applications mobiles. Et les montants seront prélevés sur leur compte. Ceux qui disposent déjà d’un abonnement de télépéage (Liber-t) ne verront pas de changement.

Les automobilistes qui tiennent à payer en espèces, pourront continuer à le faire au péage de Boulay : « Nous avons installé une borne à côté du portique », précise Julien Pointillart.
Et si on « oublie » de payer ?

C’est là qu’intervient le projet de loi d’orientation des mobilités, qui sera bientôt présenté par le gouvernement. Il prévoit les deux cas. D’abord celui du fraudeur délibéré, qui ne s’est pas enregistré. S’il évite le paiement plus de cinq fois par an, il encourra six mois de prison et 7 500 euros d’amende, en vertu d’un nouveau délit de « non-paiement d’habitude des péages ».

Les automobilistes, qui éludent le paiement de bonne foi, par mégarde ou méconnaissance, échapperont à une lourde sanction. S’ils paient le péage dans les dix jours après envoi de l’avis de paiement à domicile, ils ne seront pas redevables de l’indemnité forfaitaire plein pot (20€). Elle sera « minorée », dit la loi.

 

  1. cgt cofiroute

    Et qui dit plus de barrière de péage = plus d’entretien péage = moins de travail = moins de salariés, QCFD !!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.