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Des salariés de la filiale de Vinci CG3N Omexon ont distribué des tracts à l’entrée du chantier ce matin. | DR
L’accès au chantier du réacteur EPR de Flamanville a été ralenti ce matin. Des salariés de la société CG3N Omexon, filiale de Vinci, distribuaient des tracts.
Les négociations annuelles sur les salaires se passent mal chez CG3N Omexon, une filiale du géant Vinci.
« Les résultats de l’année 2015 ont été excellents et CG3N a vu son résultat opérationnel augmenter de 40 %, portant celui-ci à 2M€, sans compter les 1,2M€ de redevance versée au groupe » indique la CGT.
Mais, lors de la négociation annuelle obligatoire, la direction n’a proposé que 0,5 % en augmentation générale, plus 1 % affecté aux promotions. Soit 7 € d’augmentation mensuelle pour les salariés de base.« Nous sommes loin du partage des bénéfices. »
La CGT dit avoir accepté de limiter à 20 € l’augmentation. Mais n’a pas obtenu de réponse de sa direction.
Elle a donc décidé de distribuer un tract à l’entrée du chantier EPR ce matin pour dénoncer ce refus de discussion.
Cette distribution a fortement ralenti l’entrée sur le chantier.
Main-d’œuvre importée
La CGT s’inquiète d’autres pratiques du groupe Vinci sur le chantier EPR. « Nous interpellons solennellement la Direction d’EDF sur le Groupement SPIE/CEGELEC VINCI du chantier. Ce groupement d’entreprises, sans délégués du personnel, se comporte avec les salariés comme de vulgaires négriers : arrogance, impolitesses, management par le stress. Ils ont mis fin à tous leurs CDIC serrurerie (contrat à durée de chantier), alors qu’il reste des tonnes de dalles à poser. Ce seront des travailleurs détachés à bas coût qui vont les remplacer. »

Seb
Le groupe Vinci à un sacré sens du partage !!