Élargir l’autoroute sur 93 km entre Tours et Poitiers

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Dans un marché gagnant-gagnant avec l’État, Vinci Autoroutes s’engage à injecter 565 M€ de travaux contre l’allongement de sa concession.

Avec son chantier de 58 M€ (millions d’euros) pour l’élargissement de l’autoroute A 10 entre Chambray et Veigné, Vinci Autoroutes affichait une belle ambition en 2015, qui plus est dans un secteur urbain qui voit passer 46.000 véhicules par jour. Cette fois, la jauge est d’une autre dimension : le groupe s’est fait confier le chantier de l’élargissement de l’autoroute A 10 à trois voies, entre Veigné et Poitiers, soit un parcours de 93 kilomètres courant sur vingt-sept communes, onze en Indre-et-Loire et seize dans la Vienne. Ce chantier, évalué à 244 M€, n’est qu’une partie d’un vaste programme de 565 M€ qui comprend l’élargissement des voies, le creusement d’écoducs pour le passage du petit gibier sous l’autoroute, des aménagements hydrauliques, la préservation de l’environnement et de la biodiversité, la création de parkings de covoiturage, le doublement de six viaducs (mise à deux fois deux voies) dans le Loir-et-Cher et l’Indre-et-Loire, la mise à deux fois quatre voies à la hauteur d’Orléans… Soit une soixantaine de chantiers sur le Grand Ouest. « Tous les concessionnaires français se sont engagés à injecter 3,2 milliards d’euros sur le territoire à l’échéance de 2024, essentiellement pour fluidifier et sécuriser un réseau dont l’origine remonte à 1977, indique un cadre du groupe. En échange, l’État a prolongé notre contrat de mi-2031 à 2034. »

Pas d’incidence sur le prix au péage

Le plus important de ces chantiers concernera donc le passage à deux fois trois fois de l’autoroute A 10 entre Veigné et Poitiers. Un tronçon qui a la particularité de compter 20 % de poids lourds quand la moyenne nationale est de 12 %, et d’être le théâtre d’un trafic quotidien essentiellement local, puisqu’en dehors des périodes de vacances, 70 % des véhicules procèdent d’un trafic pendulaire. « L’idée, poursuit le cadre de Vinci Autoroutes, est d’anticiper la circulation qui promet de s’intensifier fortement dans les années à venir. On se projette déjà à l’horizon 2045. » Et pour ceux qui s’inquiètent des conséquences de ces travaux sur le prix du péage, la réponse est claire : « En dehors des augmentations contractuelles, il n’y en aura pas d’autres puisque le concessionnaire bénéficie des rentrées liées à l’allongement de son contrat. »

repères

Les maires des 27 communes, les préfets des deux départements (et des deux régions) ont déjà été informés du projet et le groupe Vinci Autoroutes poursuit, avec ses partenaires, un travail minutieux de connaissance du terrain, de la faune, de la flore avec des analyses, des évaluations, des enquêtes. Il faudra ensuite lancer la concertation publique en septembre. « Nous attendons notamment les remarques des riverains, des associations, des élus, car le parcours est long et nous devons nous imprégner des enjeux locaux comme l’aménagement des ouvrages d’art par exemple. Il y a 50 passages supérieurs et 31 souterrains. Faudra-t-il les remettre au même endroit, les déplacer… ? » La concertation sera suivie d’une enquête publique mi-2017 en vue d’obtenir la Déclaration d’utilité publique du projet mi-2018 sur les deux départements.
Si aucun grain de sable ne vient enrayer la machine, la mise en route du tronçon sera réalisée à l’horizon 2023. Elle commencera par un premier segment entre Veigné et Sainte-Maure.
Enfin, selon le groupe Vinci, ce marché de 244 M€ se traduira, en termes d’emplois, par l’embauche moyenne de 300 personnes par an, entre 2015 et 2023.

à chaud

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Insupportable, les mêmes sur l’A 10 avant Chambray, puis 90 jusqu’à Tours-Nord. On peut comprendre pour protéger les gens sur le chantier, mais dans ce cas, ce n’est plus l’autoroute, donc ces tronçons doivent être gratuits.

Les spécialistes ont déjà indiqué que la meilleure régularité était sept semaines pour deux semaines d’arrêt. Il faut aussi régler le problème des rythmes scolaires. Mais il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier : vous parlez des « profs » dans votre article, alors que ceux dont le collège ou le lycée est centre d’examen auront un trimestre bien plus court…

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