À l’appel de la CGT, les salariés de Vinci autoroutes réseau Escota (1) sont en grève depuis hier à 4 heures jusqu’à lundi 1er août à 6 heures. Ce mouvement s’est traduit, hier matin sur l’A8 au péage de la Barque, par la présence de grévistes distribuant des tracts aux automobilistes. Ces derniers auraient bien aimé que les barrières soient levées pour les laisser passer gratuitement mais un huissier était là pour constater que les personnels ne franchissaient pas ce pas.
39% des emplois supprimés
Les revendications des élus et syndiqués de la CGT portent principalement sur l’emploi. « Depuis 2006, date de la privatisation d’Escota sous l’autorité de Vinci-Autoroutes, nous subissons un plan social déguisé. Sur 1 850 salariés CDI et CDD inclus en 2006, 750 emplois ont été détruits. Soit 39 % des effectifs en 9 ans » explique le tract. Philippe Elia, chargé de la communication à la CGT souligne également que « durant ce même laps de temps, grâce aux hausses de tarifs constantes subies par les usagers, Escota a vu son chiffre d’affaires grimper de 31 %. Les bénéfices cumulés de 1 477 millions d’euros en 9 ans, dont 180 millions en 2015, ont été reversés à l’unique actionnaire, Vinci ». Il relève aussi que « Escota a déjà perçu 5,3 millions d’euros de crédit impôt compétitivité emploi. Nous réclamons que cette somme soit réinvestie dans l’emploi à Escota afin d’améliorer les conditions de travail et de garantir la sécurité de tous. Alors que le chômage est à son niveau record, Vinci et Escota doivent participer à l’effort national en rétablissant les postes de travail injustement détruits et en créant de nouveaux emplois comme c’était le cas avant 2006 ». D’autres demandes concernent les salaires, les relations de travail et la maintenance du matériel.
1. Les réseaux ASF (Sud-Ouest) et Cofiroute (Centre) sont également concernés par cette grève.


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