Mardi, deux véhicules patrouilleurs de Cofiroute ont été percutés et en partie détruits lors de suraccidents sur l’A 10. Aucun agent routier n’a été blessé.
Deux drames évités de justesse ? Il semblerait, en effet, que les deux agents routiers dont les véhicules ont été successivement percutés mardi matin et après-midi sur l’A 10 aient eu beaucoup de chance alors qu’ils sécurisaient un accident pour l’un, une panne de poids lourd pour l’autre. Ils ne se trouvaient ni à bord ni à proximité immédiate des patrouilleurs quand les suraccidents se sont produits. A leurs côtés, des gendarmes également en cours d’intervention.
Il est 9 h 30, mardi, dans le sens Bordeaux-Paris, juste avant la barrière de péage de Sorigny, quand un poids lourd et une voiture entrent en collision. Un véhicule patrouilleur est diligenté sur place pour neutraliser la voie de droite et prendre en charge le blessé en attendant les secours. Le véhicule patrouilleur, percuté par un poids lourd qui roule visiblement à une vitesse excessive compte tenu du contexte (balisage de l’accident), est alors projeté à dix mètres, dans le fossé, et pulvérisé.
Plus tard dans l’après-midi, un scénario presque identique se joue toujours dans le sens Bordeaux-Paris, après la sortie de Château-Renault. Cette fois, c’est un poids lourd en panne, mal garé sur la bande d’arrêt d’urgence qui nécessite l’intervention d’un agent routier au volant d’un fourgon patrouilleur.
Ce dernier se met en protection, comme le stipulent les procédures, à cent cinquante mètres derrière le poids lourd afin, une fois encore, de décaler le trafic sur les autres voies. A 16 h 45, un poids lourd percute le fourgon et le projette à quatre-vingts mètres de là.
Vitesse inadaptée dans les deux cas
L’agent routier, qui se trouvait avec le chauffeur, de l’autre côté de la glissière de sécurité, est indemne. Au final, un blessé léger (le chauffeur du poids lourd ayant percuté le second patrouilleur se plaignant de douleurs aux poignets) et une autoroute A 10 coupée une dizaine de minutes pour nettoyer au mieux les débris.
Et les services de Vinci Autoroutes de rappeler : « Nos agents sont là pour assurer la sécurité des clients. Tous les jours, nous sommes préoccupés par ces questions », précise Cécile Pinard, en charge de la communication. Et d’insister sur « le respect des distances de sécurité et le risque de l’hypervigilance ». Hier, la chaleur caniculaire a peut-être favorisé un défaut de vigilance.
Les agents routiers, qui interviennent de jour comme de nuit, sont évidemment formés en conséquence et se doivent d’optimiser les procédures.
Reste le comportement des automobilistes, motards, chauffeurs de camion, etc. Via des compagnes, les panneaux à message variable, l’opérateur autoroutier essaye d’agir. Les gendarmes, de leur côté, multiplient la prévention, et les contrôles.
Et le lieutenant Mauduit, qui commande le peloton motorisé de Chambray-lès-Tours, de rappeler « que la vitesse excessive, c’est un dépassement de la vitesse autorisée, bien sûr, mais c’est aussi une vitesse inadaptée en raison des circonstances, en l’occurrence, une zone d’accident en cours mais aussi pluie, route mouillée, brouillard, fort vent, zone de travaux, forte circulation en période de chassés-croisés des vacanciers…. Rappelons que la vitesse limitée ne doit pas être dépassée. Ce n’est pas un objectif à atteindre… »
La mise en place de radars-chantiers, depuis le 30 mars, est un outil supplémentaire de protection, précise encore l’officier avant de rappeler que la durée de vie sur une bande d’arrêt d’urgence est limitée à une poignée de minutes. Pas plus de sept.
En cas de panne, d’accident, il faut donc se mettre en sécurité derrière les glissières, en sortant par la portière passager.



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