Denis Couton et Pascal Chevillard restent particulièrement vigilants au moindre risque d’apparition de verglas et de neige. Saleuses et stock de sel sont prêts.
Entre le 15 novembre et le 15 mars, au centre d’exploitation de Saint-Romain-sur-Cher, les yeux sont rivés vers le ciel et les bulletins Météo France…
Tous étaient sur le pont, prêts à intervenir au premier flocon venu au-dessus de Saint-Romain-sur-Cher. C’était la semaine dernière, à la découverte des bulletins de Météo France. « A 9 jours, ils prévoyaient des averses de neige dans la nuit de mercredi à jeudi et de jeudi à vendredi », explique Pascal Chevillard, le chef du district Sologne Vinci Autoroutes (lire par ailleurs). Ni une ni deux, « j’avais demandé à mes équipes de se préparer », explique-t-il.
Ce mardi après-midi, l’alerte était finalement levée sur le centre d’exploitation de Saint-Romain-sur-Cher situé au niveau de la barrière de péage de l’A 85. Sans pour autant oublier le dispositif « viabilité hivernale », prêt à être déclenché à la moindre apparition de verglas ou de neige.
La neige à l’improviste…
Car en matière de météorologie, l’imprévu n’est pas à exclure, savent très bien les équipes de Vinci Autoroutes. Ici, on se souvient notamment du 5 mars 2016 lorsque l’autoroute avait soudainement été recouverte par 5 à 10 cm de neige tombée sur le secteur de Romorantin. « On avait déclenché les équipes au dernier moment », se rappelle Denis Couton, l’assistant de gestion viabilité du centre.
Si le plan « viabilité hivernale » est activé entre le 15 novembre et le 15 mars, les équipes Cofiroute ont procédé au premier salage préventif début novembre, cette année. « En quinze jours, on est sorti quatre fois, dont une ce matin (NDLR. mardi) », précise Denis Couton, qui rappelle que chaque hiver, 1.600 m3 de sel sont réapprovisionnés sur le centre d’exploitation pour parer à tout épisode de grand froid. Et le spécialiste de donner un ordre de grandeur : « Un salage préventif, c’est 16 tonnes de sel et 6 m3 de saumure (*)».
Les quatre camions immédiatement disponibles pourront être renforcés par quatre camions extérieurs mis à disposition par une entreprise de Billy. Au besoin, les équipes solognotes pourront aussi compter avec les véhicules des centres d’exploitation voisins, comme ce fut le cas en mars dernier avec l’arrivée de deux camions de Chambray au pied levé. A l’inverse, « un autre jour, on s’était positionnés pour intervenir et puis, on a vu le nuage passer et… rien », se souvient le monsieur « viabilité » du district Sologne.
Une vingtaine de salages par saison
Aussi aléatoire soit-il, le déclenchement du plan viabilité hivernale, est l’une des priorités ici, insiste Pascal Chevillard, dont l’ordinateur reste branché sur les données météo enregistrées par les cinq stations automatiques internes à Vinci : « En cas de neige, on annule tout le reste et on consacre toutes nos forces à la viabilité hivernale ». En moyenne, le centre d’exploitation de Saint-Romain-sur-Cher enregistre une vingtaine de sorties « salage » par saison. Seulement cinq depuis le mois de novembre.
(*) Un mélange d’eau (récupérée par ruissellement) et de sel fabriqué sur place et conservé dans une cuve sur le site de Saint-Romain-sur-Cher.
repères
> Le district Sologne est composé des centres d’exploitation de Saint-Romain-sur-Cher et Vierzon. Le premier, qui comprend des portions d’A 71 et A 85 a été inauguré en 2003 et gère environ 180 km d’autoroute.
> Pour la viabilité hivernale, le site de Saint-Romain dispose de 4 camions de déneigement, 5 lames, 3 saleuses, une saumureuse, une station de fabrication de saumure, 5 stations météo, etc.
> S’agissant du personnel, 24 salariés sont mobilisables sur le dispositif « viabilité hivernale », dont 17 patrouilleurs, mais aussi mécanicien, électricien. L’équipe a bénéficié de 168 heures de formation « Recyclage viabilité hivernale ».

Seb
Rappelons aussi que l’an passé les temps de repos des « patrouilleurs » n’ont pas été respectés, ce qui n’a pas du tout gêné la direction qui met complètement de côté les droits des salariés !