Les tarifs autoroutiers vont bien augmenter de 1%, admet Ségolène Royal

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Alors qu’elle s’était opposée début décembre à la hausse des tarifs autoroutiers prévue en févier, la ministre de l’Écologie a admis mercredi 13 janvier que l’augmentation de 1% était prévue par la convention d’arbitrage signée entre l’État et les sociétés d’autoroute au printemps dernier.

Les société d’autoroutes vont augmenter leurs tarifs d’un peu plus de 1% le 1er février 2016 ( AFP / VALERY HACHE )

Après un gel en 2015, les sociétés concessionnaires des autoroutes françaises prévoient une augmentation moyenne de leurs tarifs légèrement supérieure à 1% à partir du 1er février. Cette hausse « était dans la convention de l’arbitrage », a admis la ministre, interrogée en marge de ses vœux.

Présentée le mois dernier par les services de l’État au comité des usagers des autoroutes, cette hausse révélée par le journal « Les Échos » avait fait polémique. Ségolène Royal avait alors « exclu » une augmentation supérieure à l’inflation, « puisque l’engagement qui avait été pris c’est de ne pas dépasser l’inflation et même d’être en dessous de l’inflation compte tenu du pactole que les compagnies autoroutières avaient déjà accumulées par le passé » avait-elle déclaré. En revanche, le secrétaire d’État au Budget Christian Eckert avait estimé que les tarifs autoroutiers ne relevaient pas d’une « décision budgétaire (ou) législative », mais bien de « l’application du contrat » entre l’État et les concessionnaires autoroutiers. Le délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, Pierre Chasserey, avait dénoncé pour sa part un « double langage » et un « côté presque schizophrène » de Ségolène Royal, appelant à geler de nouveaux les tarifs en 2016.

Le calcul des tarifs tient compte de l’inflation minime de 0,2% en 2015. La hausse vient surtout compenser l’augmentation de la redevance domaniale, le « loyer » payé par les entreprises à l’État pour l’occupation du domaine public et versé à l’Agence de financement des infrastructures de transport en France (Afitf). Elle inclue également le rattrapage du gel des tarifs 2015 lissé sur plusieurs années, comme prévu par le plan de relance autoroutier signé par l’État et les sociétés d’autoroutes le 9 avril 2015.

Mais le texte prévoit aussi des contreparties à la charge des exploitants. La durée des concessions des sept principales sociétés d’autoroute (APRR, AREA, ASF, Cofiroute, Escota, SANEF et SAPN) y est rallongé de 2 ans et demi en moyenne. En échange, les sociétés doivent réaliser une vingtaine de travaux de raccordement, d’aménagement ou encore de sécurisation des voies sur l’ensemble du territoire pour un montant de 3,27 milliards d’euros d’investissements. 100 millions d’euros doivent aussi être versé un fonds d’infrastructures géré par la Caisse des dépôts. Le 13 janvier, Ségolène Royal a de nouveau appelé les concessionnaires à honorer ces engagements.

Les travaux qui devraient créer près de 10.000 emplois directs et indirects, seront réalisés pour plus de la moitié (55%) par des PME et PMI externes aux groupes autoroutiers. Filiales pour la plupart des géants français du BTP Eiffage et Vinci, ainsi que de l’espagnol Abertis, les sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA) exploitent 9.048 kilomètres d’autoroutes françaises, sur les 11.882 existants.

2 Responses

  1. hum

    Avec une inflation à 0% comme annoncé,le gouvernement amende pour une augmentation des péages.les usagers sont encore les dindons de la farce .Espérant qu’au moins les salariés se verront augmenter leur salaire d autant afin que cette valeur ajoutée retourne dans l économie et non en totalité aux marchés financiers.

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